Par Lotfi Ben Khalifa
Les vendeurs ambulants ont bel et bien envahi la voie publique à Tunis depuis les premiers mois de la révolution tunisienne. Leurs étalages, parfois à même le sol, sont devenus monnaie courante. Ils nuisent, de ce fait, à l’esthétique de la rue et rendent difficile la circulation des piétons qui ne trouvent plus où bouger, étant donné que les trottoirs ont perdu leur fonction initiale pour devenir des marchés à ciel ouvert ! La chaussée, quant à elle, réservée aux voitures, est devenue le seul refuge aux pauvres piétons. La gabegie est ainsi annoncée avec de la marchandise qui gagne également la chaussée ! Cette situation peu enviable perdure depuis bien des années. L’environnement vital est totalement saturé et détérioré par ce genre de pratique, ce parasitage de la vie, tout simplement. Faudrait-il alors songer à construire des petits ponts pour les piétons ? Pour faire plaisir à nos « chers » vendeurs ambulants, spécialistes du commerce parallèle.
L’intervention des agents municipaux pour parer à ce fléau, pour l’appeler par son nom, y est presque quotidienne. Mais elle ne semble pas arrêter ces pratiques somme toute démentes qui ne font pas honneur à la bonne réputation de notre pays, notre belle Tunisie. De telles pratiques ne tiennent pas compte de la nécessité de ne pas dénaturer la ville. D’un autre côté, la nuisance sonore provenant de la vente à la criée de ces commerçants de fortune, est un autre détail négatif qui vient perturber l’environnement, voire l’espace vital de tout citoyen. Et on allait oublier le tableau désolant laissé par ces vendeurs, à la tombée de la nuit. Car peu d’entre eux songent à nettoyer les lieux, ou du moins à emporter leurs cartons et autres papiers, sacs en plastique et détritus. Et même si les éboueurs vont faire leur boulot, cela reste insuffisant, car le nettoyage à grande eau, qui devrait être au quotidien, intervient rarement. L’éducation à un environnement sain devrait être perpétuelle, afin qu’elle habite l’esprit de tout un chacun pour un avenir meilleur pour le pays et pour ses habitants.



